L’artiste, passeur vers la société post-carbone

8 juin 2014

L’artiste, passeur vers la société post-carbone

Le moment est venu pour l’artiste de jouer un rôle clé face à l’enjeu du changement climatique, en témoignent l’augmentation du nombre d’artistes impliqués dans la recherche et la mise en oeuvre de solutions, les appels exprimés de la part des sphères scientifiques et la place émergente de la culture dans la politique internationale en matière d’environnement.

L’éminent scientifique Luc Abbadie (Université Pierre et marie Curie, ENS) lançait publiquement en avril dernier lors de la remise du Prix COAL Art & Environnement 2014 au Musée de la Chasse et de la Nature « Artistes, nous avons besoin de vous ! » Il révélait son sentiment d’impuissance à convaincre de l’ampleur du changement nécessaire pour limiter la crise environnementale et affirmait que les formes d’expression portées par les artistes étaient plus que jamais nécessaires « pour faire passer le message ».

Par ailleurs, le secteur culturel se trouve aujourd’hui encouragé par les plus hautes instances internationales qui plébiscitent enfin la culture comme moyen de prise de conscience et de changement. Les Nations-Unies ont voté fin décembre dernier leur première résolution sur la culture et le développement durable et le 5 mai 2014, le premier colloque onusien consacré à « prendre en considération le rôle de la culture » pour les questions de développement durable a eu lieu. (Voir http://www.aliceaudouin.com/2014/04/developpement-durable-phase-2/)

L’approche de l’artiste comme « partie prenante », thème du premier colloque sur ce sujet en France (conçu et organisé par Alice Audouin, porteuse du projet Art of Change 21) il y a dix ans, le 8 juin 2004, à l’Unesco, dépassait les notions d’objet d’art ou d’exposition, pour valoriser l’action et le rôle de l’artiste en tant qu’acteur dans la société. Aujourd’hui en 2014, les artistes contribuent à la transition écologique dans les domaines de l’agriculture, l’habitat, l’énergie, la mobilité, etc. Ils conçoivent et mettent en œuvre un nombre croissant de projets et d’actions, comme en témoignent les centaines de projets reçus chaque année par l’association française Coal. Sur l’ensemble des projets finalistes du prix Coal depuis 2010, plus de 60 % sont devenus réalité. Les artistes sont aujourd’hui du côté de la solution.

Dans le cadre des actions du MEDDE en faveur de la culture et de l’écologie, l’association COAL Art & Développement Durable a réalisé en 2011 un état des lieux international des initiatives « Art, écologie & développement durable » (voir l’étude complète sur le site de Coal).

Cette étude démontre que les initiatives culturelles « green » intègrent comme précurseurs le nouveau « logiciel » de la société pos-carbone et des approches collaboratives et citoyennes. Elles combinent trois dimensions essentielles à la société post-carbone : l’alliance des dimensions sociales et environnementales, l’approche multi partie-prenantes, et enfin une dimension anti-anxiogène et pro-active levant les verrous et les freins vis-à-vis  du changement.

Le développement durable dans toutes ses facettes est intégré à la démarche.

« Dimensions de l’action artistique »  :

facettes 

Loin d’être dans l’opposition ou le catastrophisme, l’action est orientée solution

« Objectifs des actions culturelles » :

 objectifs

 

L’approche artistique est « multi parties-prenantes »

« Publics associés aux actions culturelles «  :


publics

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