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  • Trois scénarios à suivre de près

    18 février 2013

    Trois scénarios à suivre de près

    Pour prévoir l’ampleur des conséquences du réchauffement climatique, les scénarios jouent un rôle central. Trois d’entre eux sont à suivre avec la plus grande attention.

    Tout d’abord bien sûr, les scénarios concernant les émissions de CO2 . Nous disposons aujourd’hui, grâce au GIEC (entre autres), de scénarios prévisionnels de plus en plus précis et à la hausse.
    La poursuite des émissions de GES au rythme actuel ou à un rythme plus élevé accentuera le réchauffement et modifiera profondément le système climatique au xxie siècle. D’après la revue Nature, le réchauffement climatique pourrait dépasser les 2 °C dès 2030 dans certaines régions du monde (Eurasie, Afrique du Nord et Canada), et la plupart des terres en surface du monde pourraient connaître avant 2060 une moyenne des températures dépassant de 2 °C ou plus les niveaux préindustriels.
    Selon la « Stanford release for Climatic Change Study », de vastes zones de la planète sont susceptibles de se réchauffer si rapidement que, « d’ici le milieu de ce siècle, les étés les plus frais seront plus chauds que les étés les plus chauds des cinquante dernières années ». Les calculs de Météo France – IPSL de février 2012, publiés dans son rapport « Changement climatique : les nouvelles simulations françaises pour le prochain rapport du GIEC », donnent pour le scénario le plus pessimiste une augmentation de la température proche de six degrés vers 2100. Selon le « projet Epicea » Météo France – Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), publié en octobre 2012, il fera deux à quatre degrés de plus en région parisienne d’ici à la fin du siècle.

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    Ensuite, les scénarios concernant la montée du niveau des mers.
    Ils sont tout aussi stratégiques. Nous avons, là aussi, un historique précis (même si nous savons que la mer n’est pas à zéro mètre partout dans le monde), mais les prévisions sont encore floues. Ce qui permet actuellement de préciser ces scénarios, ce sont les analyses des fluctuations des niveaux des mers passés. L’étude franco-japonaise (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France) copilotée par l’éminent climatologue Édouard Bard, publiée en mars 2012 dans la revue Nature, montre ainsi que la dernière période d’élévation du niveau des mers due au changement climatique, soit environ cent vingt mètres sur quinze mille ans, a connu des moments d’accélération. Il y a quatorze mille six cents ans, le niveau a crû de quinze mètres en trois cent cinquante ans. La raison de cette accélération rapide était la fonte de plusieurs calottes glaciaires, en particulier elle de la péninsule occidentale de l’Antarctique. Or aujourd’hui, cette même péninsule commence à fondre. Le scénario de l’élévation du niveau des mers est donc actuellement revu à la hausse.

    Enfin, les plus importants sont les scénarios de sensibilité du climat à la perturbation, autrement dit le fait de savoir si le climat réagit faiblement ou fortement à un changement. Le centre national pour la recherche atmosphérique de Boulder (Colorado) aux États-Unis, via son étude publiée début novembre 2012 dans Science, infirme les scénarios précédents qui pariaient plutôt sur des réactions lentes en démontrant au contraire que le climat réagit fortement. À la place d’un escargot géant, on se retrouve désormais devant Speedy Gonzales.

    Alice Audouin
    18 février 2013

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