L’animal est l’avenir de l’homme

4 octobre 2012

L’animal est l’avenir de l’homme

Derrière ce titre osé L’animal est l’avenir de l’homme (Fayard) se cache un homme très pédagogue, convivial et drôle, Dominique Lestel, enseignant chercheur à l’école normale supérieure et spécialisé dans la philosophie de l’éthologie et des communications homme/animal.

Dans ce livre important, intelligent et impertinent, l’auteur pose la question du rapport homme-animal non du point de vue de la frontière, mais du gain mutuel. Pour lui, l’homme doit protéger et être en contact avec des animaux, car ceux-ci jouent un rôle clé dans son développement, sa santé, son alimentation, mais aussi dans son sens esthétique, sa vie émotionnelle et son plaisir. Grand adepte de la cohabitation entre les hommes et les animaux, à la campagne mais aussi en ville, l’auteur propose d’ouvrir les villes aux animaux grâce à des systèmes de corridors et de circularité permettant des combinaisons hybrides. Loin de refuser toute utilisation des animaux en laboratoire, il pose néanmoins leur utilité, à l’heure où les deux tiers des médicaments (tous testés sur des animaux pour être autorisés à la vente) sont jugés inutiles.

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Pour l’auteur, il n’y a pas de rupture entre l’homme et l’animal, seulement des proximités plus ou moins grandes. Il donne raison à l’un des plus grands éthologues actuels, Franz de Waal, qui a dérouté ses pairs en utilisant un adjectif qui n’avait jusqu’ici jamais été utilisé pour décrire un comportement animal, l’empathie (Voir L’âge de l’empathie, 2010, Les liens qui libèrent Editions). D’une personnalité atypique, Dominique Lestel rassure tous ceux qui sont engagés dans la cause animale : l’animalopholie est pour lui le signe de la plus grande humanité.
A la fin de la lecture de ce livre, chacun de posera la question de son propre rapport aux animaux, réel et symbolique.
( Tiens d’ailleurs, alors j’écris ces lignes à la vitesse d’un escargot, la faute à ma tête de mule qui ne veut pas trop recopier de peur d’être un perroquet, j’apprends que JC Delarue se bat comme un lion, que ma mère devient chèvre …c’est vrai, sans les animaux, que devient notre pensée?)

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