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    27 septembre 2010

    1896

    Que s’est-il passé en 1896 ? Grâce à Internet, on a vite la réponse : les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne, la création du Dow Jones, la mort de Paul Verlaine… Oui mais encore ? La découverte du réchauffement climatique. En 1896, un scientifique très renommé de l’époque, Svante Arrhenius, démontre que développement industriel fondé sur les énergies fossiles aboutira à un doublement de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère, le fameux CO2, 22195742et que cela se traduira par un réchauffement de l’ordre de 5 à 6 ◦C. Exactement la prévision du dernier rapport du groupe d’experts intergouvernmental sur l’évolution du climat mondial des climatologues, le GIEC ! Ca fait donc 110 ans que l’on est au courant. Mais alors pourquoi si on le sait depuis si longtemps, a-t-on l’impression qu’on vient juste de le découvrir ? Et surtout, pourquoi si on le sait depuis si longtemps, n’a-t-on pas profité de ce temps là pour chercher une solution ? En fait à l’époque, cette découverte est passée inaperçue, elle a fait un vol direct aux registres des oubliettes. Pourquoi ? Parce que le bonhomme était suédois. Quand il a annoncé sa découverte, dans son pays, ses pairs ont applaudi, trop contents d’apprendre qu’il ferait moins froid chez eux. Ils se sont dit « Voilà une bonne nouvelle ! » et ils sont passés à autre chose, sans se soucier des conséquences ailleurs. Mais imaginez une seconde que ce scientifique eut été indien, je rappelle les 45° à l’ombre en été en Inde … C’est sur qu’il aurait été entendu. Ils auraient dit « Voilà une très mauvaise nouvelle ! » et se seraient pressés de chercher une solution !

     

    NB : : Pour ceux qui voudraient aller plus loin, connaître par exemple le rôle de Jacques-Joseph Ebelmen (tiens, le nom d’une héroïne d’un roman appelé Ecolocash) qui quelques années avant ce suèdois a une intuition comparable en France, celui d’autres scientifiques de l’époque et d’alpinistes éclairés ayant largement contribué à la climatologie, il faut se reporter aux livres et articles lumineux d’Edouard Bard, directeur de la Chaire Evolution du climat et de l’océan du Collège de France, qui raconte cette épopée scientifique avec une érudition passionnante, on insistera jamais assez sur la valeur de cet immense climatologue pour éclairer les sentiers parfois sombres du débat climatique.

     

     

    « Le mot d’Alice » est une chronique dans le Magazine Neoplanète www.neoplanete.fr
    Numéro septembre/octobre 2010

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